Intimidation et « taxage »
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Aussi connu sous le terme de bullying, il s’agit d’une violence à long terme, physique ou psychologique, perpétrée par un ou plusieurs agresseurs (bully) à l'encontre d'une victime (bullied) dans une relation de domination. Il est question d’intimidation quand un enfant est menacé, battu, bousculé, enfermé dans une pièce, mais aussi lorsqu'il reçoit des messages injurieux ou méchants, lorsqu’on se moque de lui, répand des rumeurs à son sujet ou l’isole volontairement du reste du groupe.
Qu'est-ce que le « taxage »?
Si un jeune ou une bande de jeunes vole les biens ou l'argent de votre enfant, l'insulte ou le méprise, le menace ou le frappe, ou encore, oblige votre enfant à poser des gestes qu'il ne veut pas faire, c'est ce que l’on appelle le « taxage » (Gendarmerie Royale du Canada).
- Au secondaire, l’intimidation (52 % à 62 %) est le premier motif de crainte. La peur des gangs et du taxage (30 % à 54 %) et la circulation automobile (20 % à 27 %) sont les autres sources du sentiment d’insécurité. (Ayotte V. et al. Objectif jeunes : comprendre, soutenir. Rapport annuel 2004-2005 sur la santé de la population montréalaise. DSP de Montréal, Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux)
- Environ 15 % des cas d’absentéisme dans les écoles nord-américaines sont attribuables à l’insécurité qu’inspire l’école aux enfants (Peter Hamilton et Kathleen Mauro, La prévention de l’intimidation dans Vie pédagogique, no 129)
- Le nombre de suicides chez les élèves qui font de l’intimidation et les jeunes qui la subissent est beaucoup plus élevé que dans la population en général, le taux étant plus important chez les agresseurs que chez les victimes (Fried et Fried, 1996)
Dans un article publié dans La Presse du 11 avril 2001, Hayat Makhoul-Minza, psychologue et professeur en éducation à l'Université de Montréal, souligne que les agresseurs et les victimes d’intimidation présentent un problème commun d'estime de soi dont les spécialistes doivent toutefois se préoccuper de façon différente.
Selon le ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada (SPPCC): comme l’intimidation est répétitive par définition, elle peut avoir des effets très traumatisants et durables sur les enfants et les jeunes. Généralement, les garçons et les filles qui en sont victimes manifestent des symptômes de dépression (tristesse, perte d’intérêt dans leurs activités), des symptômes d’anxiété (tensions, peurs et craintes), perdent l’estime de soi et, parfois, sont plus agressifs. L’intimidation peut également avoir d’autres effets sur les enfants qui en sont victimes : maux de tête, maux d’estomac, absentéisme scolaire et, dans les cas extrêmes, suicide (Conférence de l’initiative canadienne pour la prévention de l’intimidation [CIPB], 2004; Ma, Stewin et Mah, 2001; Neary et Joseph, 1994; Olweus, 1993; Slee, 1995). Selon la situation, certaines personnes qui ont été victimisées dans l’enfance disent en souffrir psychologiquement à l’âge adulte, ce qui peut comprendre une détresse permanente, un sentiment de culpabilité, la peur ou des troubles d’intériorisation comme la dépression (Craig, Peters et Konarski, 1998; Glover, Gough, Johnson et Cartwright, 2000; Haynie et coll., 2001; Pepler et Craig, 2000; Smith, 2000; Wilke, s.d.).
Les jeunes qui intimident n’ont pas appris à résoudre leurs conflits interpersonnels et leurs frustrations de façon prosociale. Ils ont besoin d’aide pour changer leur mode de comportement avec les autres avant qu’il ne soit trop profondément enraciné (Craig, Peters et Konarski, 1998; Fox et coll., 2003; Haynie et coll., 2001). Les enfants qui continuent d’intimider pourraient souffrir plus tard de troubles psychologiques comme des problèmes d’extériorisation (troubles de conduite), des tendances agressives et, à l’occasion, des symptômes de dépression (Harris, Petrie et Willoughby, 2002; Artz et Nicholson, 2002; Pepler et Craig, 2000).
Durant un sondage mené en 1997 auprès de Canadiens, 6 % des enfants interrogés ont admis intimider d'autres enfants « plus d'une ou de deux fois » pendant une période de six semaines et 15 % des enfants ont signalé qu'ils avaient été la victime d'intimidation à la même fréquence (Pepler, et al.). Les chercheurs qui ont observé des enfants dans la cour de récréation et en classe confirment que l'intimidation se manifeste fréquemment : toutes les sept minutes dans la cour de récréation et toutes les 25 minutes en classe (Craig and Pepler, 1997).
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Le site de la Gendarmerie Royale,
page sur le taxage
http://www.rcmp.ca/youth/bebrightbully_f.htm
Le site de la Police de la ville de Montréal,
page sur le taxage
http://www.spcum.qc.ca/fr/service/1_4_7_Taxage-et-intimidation.asp


